La notion de supports et résistances est un des éléments clés de l’analyse graphique. Il s’appuie principalement sur l’idée que les décisions d’achat et de ventes sont dictées en partie, tant à l’échelle individuelle qu’à l’échelle du marché, par des considérations psychologiques.
Dès lors, les effets de seuil peuvent jouer un rôle déterminant. Si l’on prend le cas de Vivendi, on peut constater que le titre est venu à plusieurs
reprises, au cours des mois d’avril et mai, tester la zone des 100 EUR.
Ce niveau est considéré comme étant un support car, à chaque tentative de le franchir à la baisse, le titre n’y parvient pas et repart à la hausse au cours des séances suivantes.
Ces seuils, une fois testés à plusieurs reprises, peuvent néanmoins être franchis et prendre alors la fonction inverse. C’est ainsi que, sur le titre Alcatel, le niveau des 50 EUR a durant un certain temps constitué une résistance. Toutefois, ce seuil a pu être
franchi et est alors devenu un support.
L’existence de telles figures tient lui aussi au principe de mémoire des marchés. En effet, les investisseurs se souviennent des points de retournement antérieurs et sont ainsi en mesure, à l’approche de ces niveaux, de se positionner en conséquence. Ces anticipations deviennent de la sorte auto-réalisatrices, et renforcent un peu plus la valeur du seuil, support ou résistance. Dans le cas d’un support, ce sont les acheteurs qui exercent leur mémoire et prennent le dessus, tandis que ce sont les vendeurs qui l’emportent dans le cas
d’une résistance.


