LONDRES, 7 mai (Reuters) - La production manufacturière de la Grande-Bretagne a subi en mars une baisse inattendue de 0,5%, la plus forte depuis six mois, après plusieurs mois de forte croissance, montrent les statistiques officielles publiées mercredi.
La production industrielle globale a elle aussi reculé de 0,5% par rapport à février, accusant son recul le plus marqué depuis février 2007.
Ces chiffres représentent une diminution de 0,02 point de la croissance du produit intérieur brut (PIB) sur le premier trimestre.
Les économistes et analystes anticipaient une stabilité de la production manufacturière et une baisse de 0,1% de la production industrielle.
En rythme annuel, la production manufacturière voit sa progression ramenée à 0,6% en mars et celle de la production industrielle est ramenée à 0,2%.
Ces statistiques confirment la tendance au ralentissement de l'économie britannique à la veille de la réunion de politique monétaire de la Banque d'Angleterre qui a déjà réduit ses taux à trois reprises depuis décembre.
Le marché s'attend à ce que la Banque d'Angleterre laisse ses taux inchangés jeudi mais à ce qu'elle assouplisse de nouveau sa politique le mois prochain.
Certains intervenants n'excluent toutefois pas une baisse de taux surprise dès cette semaine après plusieurs indicateurs décevants, notamment l'indice d'activité des services publié mardi. /MA
Tableau de la statistique [ID:nONS003505]
Les indicateurs britanniques en temps réel <ECONGB>
Consensus des indicateurs britanniques [ECI/GB]
Tous les indicateurs du G7 <G7TODAY>
(Desk Economie Londres, version française Marc Angrand) ((Service Economique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: marc.angrand.reuters.com@reuters.net))
LONDRES, 1er mai (Reuters) - Les pertes et les retombées économiques résultants de la crise du crédit pourraient se révéler nettement moins graves que certains ne le craignaient et les dépréciations d'actifs liées au subprime pourraient en définitive ne coûter que la moitié de ce que prévoit le marché, estime la Banque d'Angleterre.
Le coût de la crise financière causée par l'effondrement du marché des crédits subprime pourrait atteindre entre 350 et 420 milliards de dollars dans le monde entier, selon des estimations avancées à la mi-avril par des responsables de l'OCDE.
Dans son rapport semestriel sur la stabilité des marchés financiers publié en avril, le Fonds monétaire international (FMI) estimait quant à lui que le coût de la crise actuelle pourrait approcher 1.000 milliards de dollars.
"Toutes (ces évaluations) surestiment de manière significative les pertes potentielles associées à la crise des marchés financiers", écrit la BoE dans son rapport semestriel sur la stabilité financière, publié jeudi.
La BoE estimant pour sa part que les pertes devraient être finalement plus proches de 170 milliards de dollars.
La banque centrale britannique estime que le manque de liquidité observé sur les marchés des valeures mobilières pourrait déformer la réalité et exagérer l'ampleur des pertes potentielles des banques et ses retombées sur l'économie réelle.
La Banque d'Angleterre a cependant présenté la semaine dernière un vaste plan de soutien au secteur bancaire, dans lequel elle prévoit ainsi d'injecter 50 milliards de livres (63 milliards d'euros) afin de permettre aux établissements de retrouver un peu de souplesse.
John Gieve, gouverneur adjoint plus particulièrement chargé des questions de stabilité financière au sein de la BoE, s'est néanmoins montré optimiste dans le communiqué accompagnant le rapport.
"L'inévitable correction après la forte expansion du crédit s'avère difficile et prolongée", écrit-il. Mais "si des risques pèsent toujours, le plus probable est que la confiance et le goût du risque reviendront progressivement dans les mois à venir", ajoute-t-il.
Les dirigeants de la BoE se disent prudents à l'idée de venir à la rescousse d'institutions qui ont provoqué leurs propres difficultés et qu'ils doivent prévenir la menace réelle que représente l'inflation.
"Les pertes enregistrées par les institutions financières érodent leurs fonds propres, ce qui pourrait réduire leur capacité à proposer des financements aux ménages et aux entreprises. Cela pourrait avoir un impact négatif sur les performances économiques", note la banque centrale. /NDE (Matt Falloon, version française Nicolas Delame) ((Service économique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: nicolas.delame.reuters.com@reuters.net))
FRANCFORT, 21 avril (Reuters) - Le ralentissement économique américain et la crise des marchés financiers internationaux va réduire de façon marquée la croissance en Europe et la faire passer sous le potentiel de croissance des économies développées d'Europe de l'Ouest pour un certain temps, a estimé lundi le Fonds monétaire international (FMI).
Dans un rapport sur l'Europe, l'organisation maintient ses principales prévisions et considérations en matières de politiques économiques faites dans son dernier rapport sur les perspectives économiques mondiales, notamment le point selon lequel aux yeux du Fonds, la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d'Angleterre peuvent baisser leurs taux d'intérêt afin de soutenir la croissance. Le FMI s'attend par ailleurs à ce que les pertes des banques européennes liées aux conséquences de la crise des prêts immobiliers à risque aux Etats-Unis ("subprimes") atteignent un montant total de 123 milliards de dollars (77,4 milliards d'euros), dont $43 milliards correspondent à des pertes qui n'ont pas encore été rendues publiques.
Le Fonds évalue à $144 milliards les pertes des banques américaines liées à cette crise, dont $49 milliards sont encore à venir. /SD
(David Milliken et Brian Love, version française Stanislas Dembinski)
((Service Economique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: stanislas.dembinski.reuters.com@reuters.net))
LONDRES, 10 avril (Reuters) - Comme attendu, la Banque d'Angleterre (BoE) a réduit jeudi son principal taux d'intérêt d'un quart de point, à 5,0%, sa troisième baisse depuis décembre, privilégiant le soutien à la croissance sur la lutte contre l'inflation.
Quarante huit des 63 économistes interrogés la semaine dernière par Reuters avaient dit s'attendre à une baisse de taux de 25 points de base ce jeudi, les 15 autres prédisant une telle décision pour le mois prochain.
La décision n'était cependant pas acquise d'avance car la BoE est confrontée à la persistance d'importantes tensions sur les prix: l'inflation au Royaume-Uni dépasse depuis octobre l'objectif de 2,0% que s'est fixé la banque centrale et elle atteint 2,5% en février, dopée par la dépréciation de la livre sterling et l'envolée des cours des produits alimentaires et des matières premières.
Parallèlement toutefois, de nombreux indicateurs traduisent un ralentissement de la croissance, une dégradation de la confiance des ménages et un retournement brusque du marché immobilier, autant d'arguments favorables à un assouplissement de la politique monétaire.
Une récente enquête de la banque Halifax a fait état d'une baisse de 2,5% des prix de l'immobilier en mars, leur plus forte baisse depuis 1992, époque à laquelle la Grande-Bretagne était en récession.
Le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé mercredi sa prévision de la croissance britannique cette année à 1,6% seulement, ce qui serait la plus mauvaise performance enregistrée depuis une dizaine d'années. /MA
(David Christian-Edwards, version française Marc Angrand) ((Service Economique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: marc.angrand.reuters.com@reuters.net))
LONDRES, 10 avril (Reuters) - Comme attendu, la Banque d'Angleterre (BoE) a réduit jeudi son principal taux d'intérêt d'un quart de point, à 5,0%, sa troisième baisse depuis décembre, privilégiant le soutien à la croissance sur la lutte contre l'inflation.
Quarante huit des 63 économistes interrogés la semaine dernière par Reuters avaient dit s'attendre à une baisse de taux de 25 points de base ce jeudi, les 15 autres prédisant une telle décision pour le mois prochain.
La décision n'était cependant pas acquise d'avance car la BoE est confrontée à la persistance d'importantes tensions sur les prix: l'inflation au Royaume-Uni dépasse depuis octobre l'objectif de 2,0% que s'est fixé la banque centrale et elle atteint 2,5% en février, dopée par la dépréciation de la livre sterling et l'envolée des cours des produits alimentaires et des matières premières.
Parallèlement toutefois, de nombreux indicateurs traduisent un ralentissement de la croissance, une dégradation de la confiance des ménages et un retournement brusque du marché immobilier, autant d'arguments favorables à un assouplissement de la politique monétaire.
Une récente enquête de la banque Halifax a fait état d'une baisse de 2,5% des prix de l'immobilier en mars, leur plus forte baisse depuis 1992, époque à laquelle la Grande-Bretagne était en récession.
Le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé mercredi sa prévision de la croissance britannique cette année à 1,6% seulement, ce qui serait la plus mauvaise performance enregistrée depuis une dizaine d'années. /MA
(David Christian-Edwards, version française Marc Angrand) ((Service Economique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: marc.angrand.reuters.com@reuters.net))