Pour les valeurs à suivre, cliquez sur [nL06224517]
NEW YORK, 6 mai (Reuters) - Wall Street a ouvert mardi en
recul, pénalisée par les valeurs financières, et notamment
Fannie Mae <FNM.N>, ainsi que par la flambée des cours
pétroliers.
Une dizaine de minutes après l'ouverture, l'indice Dow Jones
<.DJI> perd 82,48 points ou 0,64% à 12.887,06 points, le S&P 500
<.SPX> recule de 7,25 points (0,52%) à 1.400,24 points.
Le composite du Nasdaq <.IXIC> cède 9,44 points à 2.454,68
points (-0,38%).
Fannie Mae, numéro un américain du refinancement
hypothécaire, trébuche de 5,8%, après l'annonce d'une troisième
perte trimestrielle d'affilée imputable à la crise du marché
immobilier aux États-Unis qui s'est encore aggravée au premier
trimestre 2008 [nL06298243]
Cette crise a aussi pesé sur D.R. Horton <DHI.N>, premier
constructeur américain de maisons, qui a fait état d'une grosse
perte au deuxième trimestre. Le titre baisse de 2%.
Wachovia <WB.N>, quatrième banque des États-Unis, perd quant
à elle 2,3%, après avoir multiplié par près de deux le montant
de sa perte publiée précédemment au titre du premier trimestre
en raison d'une dépréciation sur trois contrats de son
portefeuille d'assurances vie [nL06450074]
Merrill Lynch <MER.N> recule de 2,5% après avoir reçu des
demandes d'informations de la part d'agences gouvernementales
sur des ARS (auction-rate securities).
Wall Street avait déjà été pénalisé lundi par les valeurs
financières, en particulier par les craintes entourant la santé
du numéro un américain du crédit immobilier Countrywide <CFC.N>
qui abandonne encore 6,3%.
Mardi, faute d'indicateur majeur à l'agenda du jour, les
nouvelles de sociétés jouent à plein.
La flambée des cours de l'or noir, avec un brut léger
américain <CLc1> qui a atteint un nouveau record de 120,93
dollars, affecte par ailleurs des valeurs comme le groupe
industriel diversifié General Electric <GE.N> (-1%). /SD
NYSE Nasdaq
Résumé synthétique du marché......<.AD.N>.....<.AD.O>
Dix plus forts volumes............<.AV.N>.....<.AV.O>
Plus fortes hausses en %..........<.PG.N>.....<.PG.O>
Plus fortes baisses en %..........<.PL.N>.....<.PL.O>
Guide des indices boursiers américains....[US/INDICES1]
Statistiques du marché......................[US/STATS1]
Emprunt de référence à 10 ans ..............<US10YT=RR>
Guide des indices sectoriels américains... [US/SECTOR1]
Indices Dow Jones..........................<0#DJINDEX>
Indices S&P................. <0#.GSPINDEX><0#GSPMAJOR>
Indices Nasdaq............................<0#INDEX.OQ>
Indices NYSE..............................<0#.INDEX.N>
Indices ASE ............................. <0#.INDEX.A>
Valeurs ex-dividende........................... <XDIV>
Agenda des IPOs................................ [IPO/]
Prévisions pour S&P .................... [EQUITYPOLL19]
Prévisions pour le Dow Jones ........... [EQUITYPOLL21]
Allocation d'actifs des fonds US ...........[US/ASSET]
(Jennifer Coogan, version française Stanislas Dembinski)
((Service Economique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging:
stanislas.dembinski.reuters.com@reuters.net))
NEW YORK, 5 mai (Reuters) - Warren Buffett, première fortune privée mondiale, a estimé lundi qu'il ne voyait guère la nécessité de procéder à d'autres baisses des taux d'intérêt aux Etats-Unis.
"Moi, j'arrêterais maintenant", a-t-il dit lors d'une interview sur CNBC.
Buffett avait réaffirmé dimanche que les Etats-Unis étaient bel et bien entrés en récession, prenant ainsi le contre-pied des derniers indicateurs conjoncturels qui traduisent toujours une croissance de l'économie américaine.[ID:nL0578506]
La Réserve fédérale américaine a annoncé mercredi dernier une baisse de 25 points de base du taux des fed funds, qui se trouve ramené à 2,00%, son plus bas niveau depuis décembre 2004.
La banque centrale américaine a au total réduit ses taux directeurs de 3,25% depuis la mi-septembre 2007. /DR
((Service Economique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: dominique.rodriguez.reuters.com@reuters.net))
OMAHA, Nebraska, 5 mai (Reuters) - Warren Buffett, première fortune privée mondiale, a estimé dimanche que les Etats-Unis étaient entrés en récession, prenant le contre-pied des derniers indicateurs conjoncturels, qui traduisent toujours une croissance de l'économie américaine.
Il a émis ce jugement lors d'une conférence de presse au lendemain de l'assemblée générale annuelle de son groupe, Berkshire Hathaway <BRKa.N>, à Omaha (Nebraska), qui a réuni 31.000 actionnaires.
Mercredi, le département du Commerce a fait état d'une croissance de 0,6% du produit intérieur brut (PIB) en rythme annuel au premier trimestre. Mais Buffett a noté que la population des Etats-Unis avait elle aussi augmenté, ce qui réduisait le taux de croissance réel.
Il a ajouté que, même si la récession n'était pas reflétée par les statistiques, elle était bien perçue par la population.
"Les Etats-Unis sont en récession tel que je la définis", a-t-il conclu. "Je la définis comme une situation dans laquelle les gens se portent moins bien qu'il y a trois, six ou huit mois et dans laquelle les entreprises se trouvent également dans cette position."
"Si nous ne sommes pas en récession, je ne crois pas que les gens aient envie de continuer dans la même direction et de dire que tout va très bien."
Souvent surnommé l'"oracle d'Omaha" pour sa clairvoyance en matière d'investissement boursiers et ses jugements assurés sur l'économie, Buffett a estimé que la crise de l'immobilier continuerait de peser sur les résultats des banques pendant "quelques années" et que les lourdes pertes et dépréciations du secteur étaient "très loin" d'être terminées.
"Cela va encore être douloureux, c'est certain", a-t-il dit.
Il a néanmoins reconnu que le sauvetage de Bear Stearns <BSC.N> par JPMorgan Chase & Co <JPM.N> en mars avec le soutien actif de la Réserve fédérale avait permis d'éviter une "contagion".
"Le risque d'une panique financière (...) a été assez bien géré", a-t-il dit. "Cela a marqué un tournant."
Mais il a souligné que les actionnaires pourraient encore y laisser des plumes. Faisant ainsi allusion à la nouvelle augmentation de capital réalisée la semaine dernière par Citigroup <C.N>, il a dit: "Citigroup émet de nouveau des actions à 25 dollars alors qu'il en rachetait il n'y a pas si longtemps à 50 dollars. De nombreuses institutions (...) ont payé cher mais le prix réel a été payé par les actionnaires."
Il a également jugé que les banques devaient encore améliorer leur gestion du risque. Reprenant sur ce point un thème qu'il affectionne, il a expliqué - sans citer de nom - avoir récemment lu le rapport annuel d'une grande banque d'investissement dont il n'avait pas compris 25 des 270 pages.
"J'ai décidé de ne pas investir dans celle-là", a-t-il conclu.
A propos des rehausseurs de crédit, un métier dans lequel son groupe est présent, il a estimé que certaines sociétés ne méritaient pas leur note financière "triple A".
Evoquant par ailleurs sa succession à la tête de Berkshire Hathaway, Buffett, âgé de 77 ans, a répété disposer de trois candidats à la direction générale à l'intérieur du groupe, dont l'un est susceptible de prendre immédiatement sa place le cas échéant, et de quatre candidats à la direction des investissements.
Il n'a jamais publiquement donné les noms de ces candidats.
Depuis qu'il a pris la tête de la société en 1965, Buffett en a fait un mastodonte de la finance et de l'investissement regroupant 76 filiales opérationnelles pour une capitalisation boursière de quelque 207 milliards de dollars, en multipliant les acquisitions et les prises de participation dans des entreprises jugées décotées.
Dimanche, Buffett a expliqué que Berkshire était "proche" de conclure le rachat d'une entrerise britannique de taille moyenne et qu'il "étudierait" les activités d'assurance de Royal Bank of Scotland <RBS.L>, que la banque britannique envisage de céder.
L'action A Berkshire Hathaway, l'une des plus chères de la Bourse de New York, a terminé vendredi à 133.600 dollars. /MA
(, version française Marc Angrand) ((Service Economique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: marc.angrand.reuters.com@reuters.net))
TORONTO, le 30 avril /CNW/ - Selon le dernier
rapport sur le secteur
mondial de l'automobile d'Etudes économiques Scotia, le ralentissement des
conditions économiques en Amérique du Nord devrait maintenir une pression
négative sur le prix des véhicules d'occasion en 2008 et jusqu'en 2009.
"Le prix des véhicules d'occasion connaît une diminution dans toute
l'Amérique du Nord depuis la fin de 2006, mais cette baisse s'est accélérée
au
début de 2008, parallèlement à la dégradation des conditions économiques,
particulièrement aux Etats-Unis", remarque Carlos Gomes, économiste principal
à la Banque Scotia et spécialiste du secteur de l'automobile. "Nous pensons
que le prix des voitures d'occasion, qui subit les pressions de l'augmentation
du chômage aux Etats-Unis comme au Canada, continuera de fléchir jusqu'au
début de 2009."
Le prix des voitures d'occasion a commencé à chuter au Canada avec
l'augmentation des importations de ce type de véhicules en provenance des
Etats-Unis, ce qui a réduit leur valeur. Toutefois, comme le ralentissement de
la croissance économique américaine et l'augmentation des coûts de l'énergie
et des aliments ont réduit le pouvoir d'achat des ménages américains, la
baisse se fait aussi sentir chez nos voisins du Sud.
L'indice Scotia des prix des voitures d'occasion, qui suit l'évolution
des prix sur le marché canadien des véhicules d'occasion, a commencé à
faiblir
vers le milieu de 2006, et ce mouvement à la baisse s'est accentué au cours
des derniers mois. Au premier trimestre de 2008, l'indice a perdu 7 %
comparativement à l'année précédente, perte qui s'explique en partie par la
baisse soudaine de 11 % du prix des modèles de 2007. Il s'agit du rendement le
plus faible enregistré depuis 1978.
"Au Canada, le nombre record de véhicules dont le contrat de location
vient à terme se répercute aussi sur le prix des voitures d'occasion",
explique M. Gomes. "Nous estimons que plus de 550 000 contrats de location de
voitures et de camions légers expireront au Canada cette année, véhicules qui
s'ajouteront aux 200 000 véhicules d'occasion et plus qui seront importés des
Etats-Unis."
Baisse du nombre de ventes de voitures et popularité des véhicules
utilitaires multisegment en Amérique du Nord
En mars, les ventes de véhicules ont considérablement faibli sur
l'ensemble de l'Amérique du Nord et ont perdu 11 % par rapport au mois de mars
2007.
Cette diminution s'est surtout fait sentir aux Etats-Unis : les ventes,
qui avaient atteint 16,1 millions d'unités pour l'ensemble de 2007, ont chuté
de 12 % d'une année sur l'autre et leur total annualisé s'établit à
15,1 millions d'unités, niveau le plus faible depuis octobre 2005, après le
passage de l'ouragan Katrina. Le volume des ventes a subi les conséquences de
la chute du prix des maisons, de la poursuite de la crise des prêts
hypothécaires à risque, de la hausse du chômage, des prix records de
l'essence
et de la baisse de confiance chez les consommateurs, laquelle n'a jamais été
aussi faible depuis cinq ans.
Ce sont les ventes de camions légers, dont le volume calculé sur une
année se situe à son niveau le plus bas depuis les moments les plus sombres de
la crise monétaire en Asie, il y a dix ans, qui ont subi le recul le plus net.
Les VUS notamment ont vu leurs ventes plonger de 32 % par rapport à l'année
précédente, et celles des camionnettes ont perdu 23 %, la demande étant
minée
par le gallon d'essence à plus de 3,30 $ aux Etats-Unis, prix encore jamais
atteint. Ces deux segments comptent maintenant pour moins de 25 % de tous les
achats de nouvelles voitures et de nouveaux camions légers aux Etats-Unis,
alors qu'ils atteignaient près de 30 % il y a un an et 36 % en moyenne pendant
la période allant de 2001 à 2003.
Au Canada, en mars, les ventes de véhicules ont aussi chuté sous le
volume enregistré il y a un an, neutralisant des augmentations supérieures à
10 % au cours des deux mois précédents. "Nous estimons que les achats
annualisés auront ralenti et n'atteindront plus que 1,65 million d'unités en
mars, alors qu'ils s'établissaient en moyenne à 1,79 million en janvier et en
février", rappelle M. Gomes. "Comme aux Etats-Unis, cette baisse est surtout
le fait des camions légers, particulièrement des VUS et des camionnettes."
Par ailleurs, la popularité des véhicules utilitaires multisegment ne se
dément pas. Au premier trimestre de 2008, les achats au Canada ont grimpé de
près de 30 % d'une année sur l'autre. Ces véhicules représentent maintenant
20 % du total des ventes de véhicules neufs au Canada, soit le double de la
part qui leur revenait ne serait-ce qu'en 2004, et ne sont précédés que par
les petites voitures, segment qui mobilise plus du tiers du marché canadien.
En fait, les véhicules utilitaires multisegment sont devenus si populaires
partout en Amérique du Nord que Ford cherche à embaucher 500 travailleurs
additionnels à son usine d'Oakville, en Ontario, site de production du Edge,
de Ford, et du MKX, de Lincoln.
Facteurs économiques et perspectives
Le resserrement du crédit, qui se poursuit, sape lui aussi la demande en
réduisant non seulement le nombre de prêts pour l'achat d'une voiture, mais
aussi la valeur du prêt de même que sa durée. Qui plus est, comme le marché
modifie le taux de risque, l'écart entre les prêts et le taux préférentiel a
triplé par rapport aux années précédentes.
"Ces facteurs pèseront encore plus sur le déclin cyclique des ventes et
du prix des véhicules, mais prépareront le terrain pour une reprise en 2009",
poursuit M. Gomes. "En fait, les premiers indicateurs importants à long terme
de l'activité économique, comme la courbe du taux de rendement, ont commencé
à
prendre du mieux, au Canada comme aux Etats-Unis. Toutefois, les fluctuations
de la courbe du taux de rendement précèdent d'environ sept trimestres la
croissance de l'emploi et la fixation du prix des véhicules, ce qui fait
croire que celui-ci continuera probablement de chuter jusqu'au début de 2009."
Etudes économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie
des facteurs qui façonnent les perspectives du Canada et de l'économie
mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de
change et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie
ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et
gouvernementales.
Renseignements: Carlos Gomes, Etudes économiques Scotia, (416) 866-4735,
carlos_gomes@scotiacapital.com; Paula Cufre, Relations publiques, Banque
Scotia, (416) 933-1093, paula_cufre@scotiacapital.com
NEW YORK, 29 avril (Reuters) - Bank of America <BAC.N> a émis mardi pour six milliards de dollars d'obligations, dans une vente en deux parties, selon l'International Financing Review.
La vente comporte une émission pour $2 milliards de notes à cinq ans, avec un rendement fixé à 1,85 point de pourcentage au-dessus de des Treasuries et $4 milliards de notes à 10 ans, avec un rendement de 1,90 point de pourcentage au-dessus des Treasuries, selon IFR, une publication du groupe Thomson Reuters. Bank of America cherche, à l'instar de ses concurrents comme Citigroup <C.N> [nL29484924], à améliorer sa structure de capital, mise à mal par des milliards de dépréciations d'actifs avec la crise des prêts immobiliers à risque (subprime)./SD
(Karen Brettell, version française Stanislas Dembinski) ((Service Economique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: stanislas.dembinski.reuters.com@reuters.net))
Next: Le prix de l'essence demeurera élevé - Les automobilistes canadiens doivent s'attendre à débourser 1,40 $ le litre cet été et plus de 2,25 $ en 2012, selon Marchés mondiaux CIBC <CM.TO>