(complété avec une nouvelle réaction)
NEW YORK, 14 mai (Reuters) - Premières réactions d'économistes et de professionnels des marchés financiers à la publication mercredi des chiffres des prix à la consommation aux Etats-Unis en avril, ressortis légèrement inférieurs aux attentes.
Les prix à la consommation ont augmenté de 0,2% alors que es économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une hausse de 0,3%.
L'indice de base, qui exclut l'énergie et les produits alimentaires frais, n'a augmenté que de 0,1%, soit deux fois moins qu'attendu.
En rythme annuel, l'indice global d'inflation ressort en hausse de 3,9% en avril, l'indice de base en hausse de 2,3%, tous deux légèrement en dessous du consensus.
L'indicateur, globalement rassurant sur la menace de pressions inflationnistes, a permis aux futures sur indices à Wall Street de repasser en territoire positif, tandis que les Treasuries ont réduit leurs pertes et que le dollar a effacé ses gains face à l'euro.
Dépêche [nL14818674]
Tableau [nOAT001615]
Les indicateurs américains en temps réel <ECONUS>
JIM PAULSEN, DIRECTEUR DES INVESTISSEMENTS, WELLS CAPITAL MANAGEMENT:
"Un chiffre plus élevé aurait fait monter le rendement à 10 ans au-dessus de 4% et cela aurait mis les actions sous pression. Je pense que les actions vont monter, au moins à l'ouverture.
"Les gens s'inquiétaient de l'indice global mais il me semble toujours que l'indice de base est le plus important et il y a toujours un certain nombre de prix qui, en fait, baissent. Même si l'inflation devient un problème l'an prochain, je parle d'un taux de base qui passerait de 2,4% à 3,5%, ce serait suffisant pour faire peur au marché obligataire et à la Fed mais ce ne serait pas une catastrophe."
ASHRAF LAIDI, CHEF ANALYSTE, CMC MARKETS:
"Ces chiffres vont alimenter les doutes sur la réalité de la fin de la baisse des taux de la Fed. Ils semblent laisser la porte ouverte à de nouvelles baisses de taux. Les responsables de la Fed qui se sont exprimé hier ont passé beaucoup de temps à parler de l'inflation mais cela ne signifie pas nécessairement que la Fed a renoncé à soutenir l'économie américaine en cas de besoin.
"Les chiffres des prix à la consommation devraient aussi favoriser l'appétit pour le risque et alimenter la tendance à la baisse du yen observée récemment."
DAVID WATT, STRATEGE DEVISES SENIOR, RBC CAPITAL MARKETS:
"Cela réduit un peu la pression sur la Fed car certains espèrent voir les pressions inflationnistes contenues. C'est mauvais pour le dollar américain. Cela permet à la Fed de faire ce qu'elle juge nécessaire pour soutenir la croissance plus tard dans l'année."
DAVID WYSS, CHEF ECONOMISTE, STANDARD & POOR'S:
"C'est à peu près ce que nous attendions. Les chiffres du marché intérieur ne montrent pas beaucoup de signes d'une inflation galopante." /MA
(Version française Marc Angrand) ((Service Economique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: marc.angrand.reuters.com@reuters.net))
NEW YORK, 14 mai (Reuters) - Premières réactions d'économistes et de professionnels des marchés financiers à la publication mercredi des chiffres des prix à la consommation aux Etats-Unis en avril, ressortis légèrement inférieurs aux attentes.
Les prix à la consommation ont augmenté de 0,2% alors que es économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une hausse de 0,3%.
L'indice de base, qui exclut l'énergie et les produits alimentaires frais, n'a augmenté que de 0,1%, soit deux fois moins qu'attendu.
En rythme annuel, l'indice global d'inflation ressort en hausse de 3,9% en avril, l'indice de base en hausse de 2,3%, tous deux légèrement en dessous du consensus.
L'indicateur, globalement rassurant sur la menace de pressions inflationnistes, a permis aux futures sur indices à Wall Street de repasser en territoire positif, tandis que les Treasuries ont réduit leurs pertes et que le dollar a effacé ses gains face à l'euro.
Dépêche [nL14818674]
Tableau [nOAT001615]
Les indicateurs américains en temps réel <ECONUS>
ASHRAF LAIDI, CHEF ANALYSTE, CMC MARKETS:
"Ces chiffres vont alimenter les doutes sur la réalité de la fin de la baisse des taux de la Fed. Ils semblent laisser la porte ouverte à de nouvelles baisses de taux. Les responsables de la Fed qui se sont exprimé hier ont passé beaucoup de temps à parler de l'inflation mais cela ne signifie pas nécessairement que la Fed a renoncé à soutenir l'économie américaine en cas de besoin.
"Les chiffres des prix à la consommation devraient aussi favoriser l'appétit pour le risque et alimenter la tendance à la baisse du yen observée récemment."
DAVID WATT, STRATEGE DEVISES SENIOR, RBC CAPITAL MARKETS:
"Cela réduit un peu la pression sur la Fed car certains espèrent voir les pressions inflationnistes contenues. C'est mauvais pour le dollar américain. Cela permet à la Fed de faire ce qu'elle juge nécessaire pour soutenir la croissance plus tard dans l'année."
DAVID WYSS, CHEF ECONOMISTE, STANDARD & POOR'S:
"C'est à peu près ce que nous attendions. Les chiffres du marché intérieur ne montrent pas beaucoup de signes d'une inflation galopante." /MA
(Version française Marc Angrand) ((Service Economique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: marc.angrand.reuters.com@reuters.net))
WASHINGTON, 14 mai (Reuters) - Les prix à la consommation ont augmenté de 0,2% en avril aux Etats-Unis, une hausse légèrement inférieure aux attentes, grâce notamment à la stabilité des prix de l'énergie, montrent les statistiques publiées mercredi par le département du Travail.
Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une hausse de 0,3% de l'indice.
L'indice de base, qui exclut l'énergie et les produits alimentaires frais, n'a augmenté que de 0,1%, soit deux fois moins qu'attendu.
Les prix de l'énergie sont restés inchangés sur un mois après un bond de 1,9% en mars, les prix de l'essence à la pompe ayant rebaissé de 2%. Sur un an, l'énergie affiche néanmoins une hausse de 15,9%.
En rythme annuel, l'indice global d'inflation ressort en hausse de 3,9% en avril, contre +4,0% attendu. L'augmentation de l'indice de base en rythme annuel est elle aussi légèrement moins prononcée qu'attendu, à 2,3% alors que le marché anticipait un chiffre de +2,4%. /MA
(Mark Felsenthal, version française Marc Angrand)
((Service Economique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: marc.angrand.reuters.com@reuters.net))
WASHINGTON, 14 mai (Reuters) - Les prix à la consommation ont augmenté de 0,2% en avril aux Etats-Unis, une hausse légèrement inférieure aux attentes, grâce notamment à la stabilité des prix de l'énergie, montrent les statistiques publiées mercredi par le département du Travail.
Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une hausse de 0,3% de l'indice.
L'indice de base, qui exclut l'énergie et les produits alimentaires frais, n'a augmenté que de 0,1%, soit deux fois moins qu'attendu.
Les prix de l'énergie sont restés inchangés sur un mois après un bond de 1,9% en mars, les prix de l'essence à la pompe ayant rebaissé de 2%. Sur un an, l'énergie affiche néanmoins une hausse de 15,9%.
En rythme annuel, l'indice global d'inflation ressort en hausse de 3,9% en avril, contre +4,0% attendu. L'augmentation de l'indice de base en rythme annuel est elle aussi légèrement moins prononcée qu'attendu, à 2,3% alors que le marché anticipait un chiffre de +2,4%. /MA
Tableau de la statistique [nOAT001615]
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(Mark Felsenthal, version française Marc Angrand) ((Service Economique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: marc.angrand.reuters.com@reuters.net))
PARIS, 13 mai (Reuters) - La Banque centrale européenne et la Réserve fédérale américaine ont "exactement la même philosophie" en matière d'inflation, a déclaré mardi Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne.
"La BCE et la Fed cherchent à contenir l'inflation à un niveau bas sur le moyen et le long terme", a-t-il dit lors d'une séance de questions-réponses après avoir pris la parole à une conférence de Barclays Capital sur le thème de la politique monétaire et des taux de change.
"On devrait ignorer la volatilité à court terme" des prix, a-t-il estimé.
Les différences dans la politique monétaire entre les deux institutions reflétaient des "différences évidentes" dans la situation économique, a poursuivi Christian Noyer, qui s'exprimait aux côtés de Sandra Pianalto, présidente de la Fed de Cleveland.
Il a cité notamment l'évolution des prix de l'immobilier et plus largement de la conjoncture, avec un ralentissement économique plus prononcé aux Etats-Unis qu'en Europe.
La BCE maintient son taux directeur à 4% depuis juin 2007 alors que la Fed a multiplié les baisses de taux depuis le mois de septembre pour contrer les menaces de récession. /MJ/VT ((Service Informations générales. Tel 01 49 49 53 37. paris.newsroom@reuters.com. Reuters Messaging : veronique.tison.reuters.com@reuters.net))
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