Emmenée par l'Allemagne et la France, la zone euro a enregistré au premier
trimestre une croissance de 0,7%, meilleure qu'attendu, et les économistes ont
dans la foulée revu à la hausse leurs prévisions pour l'ensemble de l'année,
malgré un coup de frein attendu en avril-juin.
La résistance de l'activité et l'inflation toujours élevée - 3,3% en avril
après un pic à 3,6% en mars - font que les économistes n'anticipent plus qu'une
seule baisse des taux de la Banque centrale européenne d'ici la fin de l'année,
alors qu'ils en pronostiquaient deux auparavant.
Pour lire les dépêches, faire un double clic sur le code ou le numéro.
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CROISSANCE ET FINANCES PUBLIQUES
* 22/5 Le pétrole cher pourrait peser sur la croissance /CE [ID:nWEA7885]
* 22/5 ENQUETE La croissance ralentirait moins que prévu en 08 [ID:nL22437855]
* 15/5 La croissance détonne au premier trimestre [ID:nL1567003]
* 15/5 Strauss-Kahn se félicite de la croissance au T1 [ID:nL15751327]
* 2/5 Le FMI s'attend à des trimestres "assez difficiles" [ID:nL02347318]
* 28/4 Paris s'expose à un avertissement sur son déficit [ID:nL28751587]
* 28/4 La CE abaisse ses prévisions de croissance [ID:nWEB3137]
* 9/4 Le FMI baisse ses prévisions pour l'Europe et la France [ID:nL09914972]
* 14/4 Lagarde - L'économie de l'UE plus forte que ce que dit le FMI [nWEB1501]
BCE ET POLITIQUE MONETAIRE
* 22/5 Le pétrole cher incite la BCE à rester l'arme au pied [ID:nL22166587]
* 21/5 Pour l'institut Ifo, la BCE doit maintenir le statu quo [ID:nL21635182]
* 15/5 BCE - L'inflation à un niveau élévé inconfortable [ID:nL15136932]
* 15/5 Enquête BCE/EPP - Anticipations d'inflation en hausse [ID:nL15804689]
* 12/5 Trichet (BCE) insiste de nouveau sur l'inflation [ID:nL12218608]
* 8/5 La BCE unanime pour maintenir les taux, souligne Trichet [ID:nL08763549]
* 13/5 Inflation - Noyer (BCE) craint un "mix explosif" [ID:nL13695784]
* 21/5 Changes - Variations actuelles "très dangereuses" /Noyer [ID:nL21916841]
* 14/4 ANALYSE Le G7 exprime son malaise face au dollar faible [ID:nL13133731]
* 22/5 Dollar - La Fed sort de sa réserve et exprime un malaise [ID:nL22563286]
* 5/4/TABLEAU Les pressions inflationnistes dans la zone euro [ID:nL05123640]
* 7/5 Le succès de l'euro l'oblige à prendre ses responsabilités[ID:nL07810514]
DERNIERS INDICATEURS MACRO-ECONOMIQUES
* 22/5 Baisse de 1% des commandes à l'industrie en mars [ID:nL22703760]
* 16/5 Déficit commercial de 2,3 mds d'euros en mars [ID:nL16815053]
* 15/5 Prix à la consommation +0,3% en avril, +3,3% l'an [ID:nL1584773]
* 14/5 La production industrielle (-0,2%) sous les attentes [ID:nL14387511]
* 7/5 Les ventes au détail ont baissé de 0,4% en mars [ID:nL07786321]
* 30/4 L'inflation a décéléré plus que prévu en avril, à 3,3% [ID:nL30208611]
* 30/4 Taux de chômage toujours stable à 7,1% en mars [ID:nL30119601]
* 24/4 Excédent courant en février après un déficit [ID:nL24214919]
* 25/4 La croissance de la masse monétaire a ralenti en mars [ID:nL25394114]
* 6/5 Prix à la production +0,7% en mars, +5,7% sur un an [ID:nL06607169]
* 30/4 Taux de chômage toujours stable à 7,1% en mars [ID:nL30119601]
* 17/4 Le déficit public ramené à 0,6% du PIB en 2007 [ID:nL18477547]
INDICATEURS AVANCES ET DE CONFIANCE
* 6/5 Ralentissement en vue dans les services [ID:nL06910408]
* 23/5 La croissance des services s'essouffle nettement [ID:nL23693415]
TABLEAUX
* 28/4 Les prévisions de croissance révisées de la Commission [ID:nBRU006467]
* 28/4 Les prévisions d'inflation révisées de la Commission [ID:nBRU006468]
* PIB, déficit public et dette dans l'UE et zone euro en 2007 [ID:nL18746525]
* Tableau résumé des indicateurs de conjoncture [ID:nL07156653]
* Chronologie des changements de taux de la BCE depuis 1999 [ID:nL08213931]
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ci-dessous. Certains des services répertoriés peuvent ne pas être accessibles ,
car ils sont compris dans d'autres abonnements.
Ensemble des services Reuters <REUTERS>
France - Marchés d'actions <FR/EQUITY>
France - Marchés de taux <FR/DEBT>
Informations économiques et financières [FA]
Informations générales [FB]
Informations sportives [FB-SPO]
Emmenée par l'Allemagne et la France, la zone euro a enregistré au premier
trimestre une croissance de 0,7%, meilleure qu'attendu, et les économistes ont
dans la foulée revu à la hausse leurs prévisions pour l'ensemble de l'année,
malgré un coup de frein attendu en avril-juin.
La résistance de l'activité et l'inflation toujours élevée - 3,3% en avril
après un pic à 3,6% en mars - font que les économistes n'anticipent plus qu'une
seule baisse des taux de la Banque centrale européenne d'ici la fin de l'année,
alors qu'ils en pronostiquaient deux auparavant.
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CROISSANCE ET FINANCES PUBLIQUES
* 22/5 Le pétrole cher pourrait peser sur la croissance /CE [ID:nWEA7885]
* 22/5 ENQUETE La croissance ralentirait moins que prévu en 08 [ID:nL22437855]
* 15/5 La croissance détonne au premier trimestre [ID:nL1567003]
* 15/5 Strauss-Kahn se félicite de la croissance au T1 [ID:nL15751327]
* 2/5 Le FMI s'attend à des trimestres "assez difficiles" [ID:nL02347318]
* 28/4 Paris s'expose à un avertissement sur son déficit [ID:nL28751587]
* 28/4 La CE abaisse ses prévisions de croissance [ID:nWEB3137]
* 9/4 Le FMI baisse ses prévisions pour l'Europe et la France [ID:nL09914972]
* 14/4 Lagarde - L'économie de l'UE plus forte que ce que dit le FMI [nWEB1501]
BCE ET POLITIQUE MONETAIRE
* 22/5 Le pétrole cher incite la BCE à rester l'arme au pied [ID:nL22166587]
* 21/5 Pour l'institut Ifo, la BCE doit maintenir le statu quo [ID:nL21635182]
* 15/5 BCE - L'inflation à un niveau élévé inconfortable [ID:nL15136932]
* 15/5 Enquête BCE/EPP - Anticipations d'inflation en hausse [ID:nL15804689]
* 12/5 Trichet (BCE) insiste de nouveau sur l'inflation [ID:nL12218608]
* 8/5 La BCE unanime pour maintenir les taux, souligne Trichet [ID:nL08763549]
* 13/5 Inflation - Noyer (BCE) craint un "mix explosif" [ID:nL13695784]
* 21/5 Changes - Variations actuelles "très dangereuses" /Noyer [ID:nL21916841]
* 14/4 ANALYSE Le G7 exprime son malaise face au dollar faible [ID:nL13133731]
* 22/5 Dollar - La Fed sort de sa réserve et exprime un malaise [ID:nL22563286]
* 5/4/TABLEAU Les pressions inflationnistes dans la zone euro [ID:nL05123640]
* 7/5 Le succès de l'euro l'oblige à prendre ses responsabilités[ID:nL07810514]
DERNIERS INDICATEURS MACRO-ECONOMIQUES
* 22/5 Baisse de 1% des commandes à l'industrie en mars [ID:nL22703760]
* 16/5 Déficit commercial de 2,3 mds d'euros en mars [ID:nL16815053]
* 15/5 Prix à la consommation +0,3% en avril, +3,3% l'an [ID:nL1584773]
* 14/5 La production industrielle (-0,2%) sous les attentes [ID:nL14387511]
* 7/5 Les ventes au détail ont baissé de 0,4% en mars [ID:nL07786321]
* 30/4 L'inflation a décéléré plus que prévu en avril, à 3,3% [ID:nL30208611]
* 30/4 Taux de chômage toujours stable à 7,1% en mars [ID:nL30119601]
* 24/4 Excédent courant en février après un déficit [ID:nL24214919]
* 25/4 La croissance de la masse monétaire a ralenti en mars [ID:nL25394114]
* 6/5 Prix à la production +0,7% en mars, +5,7% sur un an [ID:nL06607169]
* 30/4 Taux de chômage toujours stable à 7,1% en mars [ID:nL30119601]
* 17/4 Le déficit public ramené à 0,6% du PIB en 2007 [ID:nL18477547]
INDICATEURS AVANCES ET DE CONFIANCE
* 6/5 Ralentissement en vue dans les services [ID:nL06910408]
* 23/5 La croissance des services s'essouffle nettement [ID:nL23693415]
TABLEAUX
* 28/4 Les prévisions de croissance révisées de la Commission [ID:nBRU006467]
* 28/4 Les prévisions d'inflation révisées de la Commission [ID:nBRU006468]
* PIB, déficit public et dette dans l'UE et zone euro en 2007 [ID:nL18746525]
* Tableau résumé des indicateurs de conjoncture [ID:nL07156653]
* Chronologie des changements de taux de la BCE depuis 1999 [ID:nL08213931]
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Pour les autres services de nouvelles, cliquez sur les codes affichés
ci-dessous. Certains des services répertoriés peuvent ne pas être accessibles ,
car ils sont compris dans d'autres abonnements.
Ensemble des services Reuters <REUTERS>
France - Marchés d'actions <FR/EQUITY>
France - Marchés de taux <FR/DEBT>
Informations économiques et financières [FA]
Informations générales [FB]
Informations sportives [FB-SPO]
par Marc Jones
FRANCFORT, 22 mai (Reuters) - La nouvelle poussée des cours du pétrole rend peu probable une décélération franche de l'inflation dans la zone euro cette année, ce qui remet en cause les espoirs de baisse de taux avant Noël.
Le prix du baril de brut <LCOc1><CLc1> a franchi jeudi le cap des 135 dollars, dopé par la hausse de la demande, les inquiétudes sur l'offre, les tensions dans le monde et des achats spéculatifs.
Si la flambée des cours du pétrole fait le bonheur des pays producteurs, elle inquiète les banques centrales qui voient se développer un effet domino sur les biens de consommation.
Le renchérissement de l'énergie fait monter les prix alimentaires à cause de la hausse des coûts d'exploitation - pour le carburant des engins agricoles - et des transports. Pour la même raison, les industriels, compagnies aériennes et autres voyagistes voient leurs coûts augmenter et le répercutent sur leurs tarifs.
La Bundesbank a souligné la difficulté dans son rapport mensuel sorti cette semaine. En dépit des efforts pour faire baisser les prix alimentaires, l'inflation "devrait continuer d'augmenter sensiblement dans les prochains mois en raison des prix élevés du pétrole" et, en tout état de cause, ne décélèrerait pas "avant la fin de l'automne".
MARGE DE MANOEUVRE
Le taux d'inflation a atteint 3,6% en mars dans la zone euro, un record.
La BCE a retenu pour hypothèses un prix moyen du baril à 90,6 dollars en 2008 et à un peu plus de 89 en 2009, mais peu d'analystes s'attendent à voir les prix revenir rapidement sous les 100 dollars.
Or les coûts de l'énergie représentent environ 10% du calcul de l'inflation, si bien que chaque hausse d'un dollar du baril a un impact direct. "Nous estimons qu'une hausse de 10 dollars du baril ajoute 0,15%-0,16% au chiffre de l'inflation", dit ainsi Aurelio Maccario, analyste chez UniCredit.
"Si on a un prix moyen du pétrole à 130 ou 140 dollars (au deuxième semestre), l'inflation restera à 3% ou plus jusqu'à la fin de l'année. Et dans ce cas la BCE n'aura pas de marge de manoeuvre pour réduire ses taux d'intérêt".
La BCE maintient son taux directeur à 4% depuis juin 2007, alors que la Réserve fédérale américaine a réduit le sien à 2%. Les économistes interrogés par Reuters continuent de tabler sur une baisse de taux dans la zone euro avant la fin de l'année mais les futures sur taux d'intérêt n'intègrent plus ce scénario.
Richard Batty, chez Standard Life Investments, rappelle que les prévisions sont très contradictoires pour les cours du brut et souligne les risques d'un immobilisme de la banque centrale si l'activité venait à ralentir sérieusement.
"L'économie ralentit déjà et une inaction de la banque centrale pourrait intensifier ce ralentissement, ce qui entraînerait de graves risques pour l'activité", dit-il.
"Le fait est que les estimations varient considérablement. Les estimations sur le marché vont de 70-80 dollars à 200 dollars à un horizon de six mois, et jusqu'à 500 dollars d'ici quatre ans, alors vraiment on peut dire ce qu'on veut", note-t-il. /VT (version française Véronique Tison) ((Service Informations générales. Tel 01 49 49 53 37. paris.newsroom@reuters.com. Reuters Messaging : veronique.tison.reuters.com@reuters.net))
par Marc Jones
FRANCFORT, 22 mai (Reuters) - La nouvelle poussée des cours du pétrole rend peu probable une décélération franche de l'inflation dans la zone euro cette année, ce qui remet en cause les espoirs de baisse de taux avant Noël.
Le prix du baril de brut <LCOc1><CLc1> a franchi jeudi le cap des 135 dollars, dopé par la hausse de la demande, les inquiétudes sur l'offre, les tensions dans le monde et des achats spéculatifs.
Si la flambée des cours du pétrole fait le bonheur des pays producteurs, elle inquiète les banques centrales qui voient se développer un effet domino sur les biens de consommation.
Le renchérissement de l'énergie fait monter les prix alimentaires à cause de la hausse des coûts d'exploitation - pour le carburant des engins agricoles - et des transports. Pour la même raison, les industriels, compagnies aériennes et autres voyagistes voient leurs coûts augmenter et le répercutent sur leurs tarifs.
La Bundesbank a souligné la difficulté dans son rapport mensuel sorti cette semaine. En dépit des efforts pour faire baisser les prix alimentaires, l'inflation "devrait continuer d'augmenter sensiblement dans les prochains mois en raison des prix élevés du pétrole" et, en tout état de cause, ne décélèrerait pas "avant la fin de l'automne".
MARGE DE MANOEUVRE
Le taux d'inflation a atteint 3,6% en mars dans la zone euro, un record.
La BCE a retenu pour hypothèses un prix moyen du baril à 90,6 dollars en 2008 et à un peu plus de 89 en 2009, mais peu d'analystes s'attendent à voir les prix revenir rapidement sous les 100 dollars.
Or les coûts de l'énergie représentent environ 10% du calcul de l'inflation, si bien que chaque hausse d'un dollar du baril a un impact direct. "Nous estimons qu'une hausse de 10 dollars du baril ajoute 0,15%-0,16% au chiffre de l'inflation", dit ainsi Aurelio Maccario, analyste chez UniCredit.
"Si on a un prix moyen du pétrole à 130 ou 140 dollars (au deuxième semestre), l'inflation restera à 3% ou plus jusqu'à la fin de l'année. Et dans ce cas la BCE n'aura pas de marge de manoeuvre pour réduire ses taux d'intérêt".
La BCE maintient son taux directeur à 4% depuis juin 2007, alors que la Réserve fédérale américaine a réduit le sien à 2%. Les économistes interrogés par Reuters continuent de tabler sur une baisse de taux dans la zone euro avant la fin de l'année mais les futures sur taux d'intérêt n'intègrent plus ce scénario.
Richard Batty, chez Standard Life Investments, rappelle que les prévisions sont très contradictoires pour les cours du brut et souligne les risques d'un immobilisme de la banque centrale si l'activité venait à ralentir sérieusement.
"L'économie ralentit déjà et une inaction de la banque centrale pourrait intensifier ce ralentissement, ce qui entraînerait de graves risques pour l'activité", dit-il.
"Le fait est que les estimations varient considérablement. Les estimations sur le marché vont de 70-80 dollars à 200 dollars à un horizon de six mois, et jusqu'à 500 dollars d'ici quatre ans, alors vraiment on peut dire ce qu'on veut", note-t-il. /VT (version française Véronique Tison) ((Service Informations générales. Tel 01 49 49 53 37. paris.newsroom@reuters.com. Reuters Messaging : veronique.tison.reuters.com@reuters.net))
BRUXELLES, 22 mai (Reuters) - La hausse plus forte qu'attendu des prix pétroliers pourrait faire tomber la croissance économique de la zone euro cette année sous le chiffre de 1,7% prévu par la Commission européenne, mais il est encore trop tot pour modifier cette prévision, a déclaré jeudi une porte-parole de l'exécutif communautaire.
Les dernières prévisions de Bruxelles, publiées le 28 avril sont fondées sur l'hypothèse d'un cours moyen du pétrole de 101,20 dollars le baril. Or le brut a franchi depuis le seuil de 135 dollars.
"A l'évidence, si la prévision devait être démentie par le chiffre réel, que nous ne connaîtrons qu'à la fin de cette année, il est assez clair que la croissance sera plus faible", a dit Amelia Torres, porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia.
(Paul Taylor, version française Marc Angrand) ((Service Economique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: marc.angrand.reuters.com@reuters.net))
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