WASHINGTON, 14 mai (Reuters) - Les stocks américains de pétrole brut ont augmenté moins qu'attendu la semaine dernière, a annoncé mercredi l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), mais ces statistiques n'ont pas suffi à enrayer le repli des cours de l'or noir.
Les stocks de brut affichent une hausse de 200.000 barils à 325,8 millions. Les économistes attendaient en moyenne une augmentation de de 1,8 million de barils [EIA/S].
Les stocks d'essence ont parallèlement baissé de 1,7 million de barils alors que le marché les voyait inchangés.
Les réserves de produits distillés, qui incluent le fioul domestique, ont augmenté de 1,4 million de barils; les analystes tablaient sur une progression de 800.000 barils.
Le taux d'utilisation des capacités des raffineries a bondi de 1,6 point à 86,6%. Le marché anticipait une hausse de 0,8 point à 85,8%.
A 14h37 GMT, le brut léger américain <CLc1> abandonnait 1,10 dollar à 124,71 dollars le baril. Il perdait environ 1,40 dollar juste avant les chiffres de l'EIA. /MA
Tableau de la statistique [ID:nEIA000416] ou [nEIA000416]
Les indicateurs américains en temps réel <ECONUS>
(Version française Marc Angrand) ((Service Economique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: marc.angrand.reuters.com@reuters.net))
par Jason Subler et Langi Chiang
PEKIN, 14 mai (Reuters) - La croissance de la production industrielle chinoise a ralenti à 15,7% en rythme annuel au mois d'avril et pourrait encore ralentir en mai en conséquence du tremblement de terre dans la province du Sichuan, estiment certains économistes.
Le marché attendait une hausse de 17,7% de la production industrielle en avril, après le rythme de 17,8% annoncé en mars.
Yu Song et Hong Liang chez Goldman Sachs expliquent cette décélération par la suppression de deux jours de travail en avril 2008 par rapport à avril 2007.
Or, il y aura trois journées de travail supplémentaires au mois de mai de cette année comparé à l'année dernière et cela devrait permettre de renverser la tendance, poursuivent-ils.
Le Bureau national de la statistique a évoqué ce différentiel de jours chômés. Hors éléments exceptionnels, il estime que la croissance de la production industrielle a été la même qu'en mars et en avril 2007. Elle avait atteint alors 17,4%.
Selon certains économistes, le rapport du Bureau est un nouveau signe de la contagion à la Chine des effets de la crise des "subprimes".
Les chiffres du commerce publiés cette semaine montrent que les exportations se sont inscrites en hausse de 21,8% en avril par rapport à l'année dernière alors qu'elles étaient ressorties en hausse de 25,7% au mois de mars chinois.
Le tremblement de terre au Sichuan pourrait avoir un effet négatif à court terme, même si cette région, plutôt pauvre, ne représente que 4% du produit intérieur brut (PIB).
Selon Citic Securities, le séisme pourrait coûter 0,2 point de pourcentage à la croissance, 0,3 point à la production industrielle et 0,6 point aux ventes de détail.
"La production industrielle en mai sera également faible, en particulier en raison des dommages résultant du tremblement de terre", estime Chen Jijun, analyste de Citic basé à Pékin.
Il évalue à 16% la croissance pour les mois à venir contre 16,3% aux quatre premiers mois de l'année et 18,5% sur l'ensemble de l'année 2007.
Mais Ting Lu et TJ bond, analystes chez Merrill Lynch à Hong Kong, ont une opinion différente des conséquences du séisme, expliquant qu'il aura un impact économique plus limité que celui des fortes chutes de neige qui avaient congestionné une grande partie du sud de la Chine en début d'année.
"La province du Sichuan n'est pas un centre de production. Elle ne représente qu'environ 2,5% des productions industrielles et minières nationale", écrivent-ils dans une note destinée à leurs clients.
De plus, notent-ils, le tremblement de terre n'a presque pas endommagé les infrastructures de transport contrairement aux intempéries. /NDE
(Version française Nicolas Delame)
((Service économique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: nicolas.delame.reuters.com@reuters.net))
a annoncé mercredi le Bureau national de la Statistique
par Jason Subler et Langi Chiang
PEKIN, 14 mai (Reuters) - La croissance de la production industrielle chinoise a ralenti à 15,7% en rythme annuel au mois d'avril et pourrait encore ralentir en mai en conséquence du tremblement de terre dans la province du Sichuan, estiment certains économistes.
Le marché attendait une hausse de 17,7% de la production industrielle en avril, après le rythme de 17,8% annoncé en mars.
Yu Song et Hong Liang chez Goldman Sachs expliquent cette décélération par la suppression de deux jours de travail en avril 2008 par rapport à avril 2007.
Or, il y aura trois journées de travail supplémentaires au mois de mai de cette année comparé à l'année dernière et cela devrait permettre de renverser la tendance, poursuivent-ils.
Le Bureau national de la statistique a évoqué ce différentiel de jours chômés. Hors éléments exceptionnels, il estime que la croissance de la production industrielle a été la même qu'en mars et en avril 2007. Elle avait atteint alors 17,4%.
Selon certains économistes, le rapport du Bureau est un nouveau signe de la contagion à la Chine des effets de la crise des "subprimes".
Les chiffres du commerce publiés cette semaine montrent que les exportations se sont inscrites en hausse de 21,8% en avril par rapport à l'année dernière alors qu'elles étaient ressorties en hausse de 25,7% au mois de mars chinois.
Le tremblement de terre au Sichuan pourrait avoir un effet négatif à court terme, même si cette région, plutôt pauvre, ne représente que 4% du produit intérieur brut (PIB).
Selon Citic Securities, le séisme pourrait coûter 0,2 point de pourcentage à la croissance, 0,3 point à la production industrielle et 0,6 point aux ventes de détail.
"La production industrielle en mai sera également faible, en particulier en raison des dommages résultant du tremblement de terre", estime Chen Jijun, analyste de Citic basé à Pékin.
Il évalue à 16% la croissance pour les mois à venir contre 16,3% aux quatre premiers mois de l'année et 18,5% sur l'ensemble de l'année 2007.
Mais Ting Lu et TJ bond, analystes chez Merrill Lynch à Hong Kong, ont une opinion différente des conséquences du séisme, expliquant qu'il aura un impact économique plus limité que celui des fortes chutes de neige qui avaient congestionné une grande partie du sud de la Chine en début d'année.
"La province du Sichuan n'est pas un centre de production. Elle ne représente qu'environ 2,5% des productions industrielles et minières nationale", écrivent-ils dans une note destinée à leurs clients.
De plus, notent-ils, le tremblement de terre n'a presque pas endommagé les infrastructures de transport contrairement aux intempéries. /NDE
(Version française Nicolas Delame)
((Service économique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: nicolas.delame.reuters.com@reuters.net))
a annoncé mercredi le Bureau national de la Statistique
par Gilles Guillaume
PARIS, 14 mai (Reuters) - La consommation chinoise est montrée du doigt pour expliquer en partie la flambée actuelle des prix alimentaires et les récentes émeutes de la faim, mais l'impact de la Chine sur les marchés mondiaux reste à ce jour limité, le pays s'efforçant d'être autosuffisant en céréales.
Premier producteur mondial de blé et de riz, numéro deux pour le maïs, la Chine importe et exporte peu de céréales. Si une variation de ses importations d'une année sur l'autre peut avoir un impact sur les cours, les échanges ne portent que sur quelques millions de tonnes, ce qui reste marginal par rapport au volume astronomique que représentent la récolte et les stocks chinois.
"Contrairement à la plupart des autres secteurs de l'économie, on ne peut pas dire pour les céréales que la demande et l'offre chinoise pèsent sur le marché", commente Kaabi Moncef, directeur de recherche chez Natixis. "Si le mode de vie des Chinois continue de changer, le pays aura besoin de s'approvisionner davantage à l'étranger mais pour l'heure, la Chine n'est pas vraiment importateur net." Le pays a été à ce titre en partie épargné par la flambée des cours, même si les prix sont, comme ailleurs, orientés à la hausse.
Un faisceau d'autres facteurs est à l'oeuvre sur les marchés mondiaux: des conditions météorologiques défavorables, l'essor des biocarburants qui ont capté une partie des surfaces cultivables, la demande des voisins asiatiques contraints, eux, d'importer massivement ou de suspendre leurs exportations pour reconstituer des stocks historiquement bas, et les investisseurs qui se sont rabattus sur les matières premières et jouent les cours à la hausse.
"La demande mondiale reste très soutenue, mais les fluctuations ne devraient pas être aussi fortes. Le secret réside dans les anticipations", poursuit Kaabi Moncef. "Et parmi elles vient se greffer l'idée que la Chine et l'Inde finiront par rejoindre les modes alimentaires occidentaux."
Le géant chinois pourrait alors prendre le relais des autres facteurs haussiers car, sur le long terme, l'indépendance alimentaire d'un pays abritant 20% de la population mondiale mais seulement 7% des terres cultivables de la planète semble impossible à assurer. Nie Zhenbang, directrice de l'administration d'État des céréales, a prévenu le mois dernier que l'équilibre était de plus en plus fragile: "Nous disposons maintenant d'une marge de manoeuvre réduite pour accroître les surfaces plantées en céréales, et améliorer les rendements devient de plus en plus ardu."
La Chine a réussi à faire progresser sa production au cours des années passées et s'est fixée pour 2008 un objectif d'environ 500 millions de tonnes. Mais l'écart entre l'offre et la demande du pays mincit: il devrait passer de 50 millions de tonnes en 2003 à seulement 15 millions cette année.
MOINS DE RIZ, PLUS DE VIANDE ET D'OEUFS
A court terme, la nouvelle récolte de blé s'annonce sous de bons auspices malgré la sécheresse qui a frappé les provinces du Shandong et du Hebei, deux importants greniers chinois. Mais l'équilibre structurel se tend et la Chine, comme les marchés mondiaux, ne sont pas à l'abri de nouvelles perturbations.
Pékin a déjà pris les devants en supprimant des subventions à l'exportation, en acceptant de débourser cette année trois fois le prix de 2007 pour ses importations de potasse (engrais) ou en intensifiant ses importations de soja, les terres cultivables devant théoriquement être réservées en priorité au blé, au maïs ou à l'orge.
Mais la campagne, elle, ne cesse de perdre du terrain, rançon d'une industrialisation et d'une urbanisation galopantes. Comme l'a calculé le mois dernier Frédéric Hervouet, spécialiste des dérivés matières premières chez BNP Paribas, le pays perd chaque année depuis huit ans 1% de ses terres agricoles, l'équivalent de la superficie des Pays-Bas et de la Belgique réunis.
Malgré la méfiance qu'un recours aux importations inspire aux dignitaires chinois, le Premier ministre Wen Jiabao lui-même a signalé au printemps une entorse au principe sacré de l'autosuffisance: "Nous avons besoin d'améliorer nos méthodes pour ajuster les réserves et (...) augmenter les importations pour les produits de grande consommation majeurs qui ne se se trouvent pas en quantité suffisante sur le marché intérieur."
La consommation de riz, céréale de base en Asie, a tendance à baisser en Chine mais d'autres besoins prennent la relève. Comme l'a relevé la FAO, la consommation de viande par habitant a plus que doublé depuis 1980 et le pays compte accroître sa production d'oeufs et de poulets pour répondre à l'évolution des habitudes alimentaires. Or il faut sept à huit kilogrammes de céréales - blé et maïs en tête - pour produire un kilo de viande.
Soucieux d'éviter les retombées sociales d'une flambée des prix des aliments - les dirigeants n'ont pas oublié qu'une valse de 25% des étiquettes en 1989 avait contribué au mécontentement qui avait culminé place Tienamen - le pouvoir dispose d'une autre carte, celle des OGM. Venue tardivement à ce type d'agriculture, la Chine caresse actuellement le projet de cultiver à grande échelle un riz génétiquement modifié, une première mondiale. /GG
Tableau des principaux indicateurs de l'économie chinoise [ID:nL24920582]
((Service économique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging : gilles.guillaume.reuters.com@reuters.net))
LONDRES, 13 mai (Reuters) - L'inflation est montée à 3% en avril en rythme annuel au Royaume-Uni, son plus haut niveau depuis près de six ans, en raison de la flambée des prix alimentaires et de l'énergie, selon les chiffres publiés mardi par l'Office national de la statistique (ONS).
Les analystes attendaient un rythme d'inflation annuel de 2,6% après le chiffre de 2,5% du mois de mars.
Sur un mois, les prix ont augmenté de 0,8%, soit une hausse double de celle de mars (+0,4%).
L'inflation mensuelle égale celle de mai 2001, qui constituait un record depuis le début de cette série statistique en 1997. L'inflation annuelle n'avait jamais été aussi élevée depuis mars 2007.
Sur un an, les prix alimentaires et des boissons non alcoolisées sont en hausse de 6,6% et ceux de l'énergie et des carburants de 18,7%.
En revanche, ceux du textiles reculent de 6,3%.
Ces chiffres qui s'ajoutent à la forte inflation des prix de gros annoncée lundi, soulignent le dilemme auquel est confronté la Banque d'Angleterre entre des prix à la hausse et une économie qui ralentit.
La banque centrale disposait de cette donnée quand elle a pris sa décision de maintenir ses taux la semaine dernière. Elle a déjà réduit ses taux d'intérêt trois fois depuis décembre pour tenter de soutenir l'économie.
La plupart des analystes attendent une nouvelle baisse en juin. Cette prévision pourrait être remise en cause avec la flambée de l'inflation. /DRO
Tableau de la statistique [ID:ONS003519]
Les indicateurs britanniques en temps réel <ECONGB>
Consensus des indicateurs britanniques [ECI/GB]
Tous les indicateurs du G7 <G7TODAY>
((Service économique. Tél. 01 49 49 53 87. Reuters messaging : danielle.rouquie.reuters.com@reuters.net))
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