VIENNE, 2 juin (Reuters) - Le défenseur et capitaine de l'Italie Fabio Cannavaro s'est blessé lundi à la cheville lors du premier entraînement de la Squadra Azzurra sur le sol autrichien en vue de l'Euro de football.
Cannavaro a été évacué sur une civière après un choc avec Giorgio Chiellini.
Un porte-parole de l'équipe a fait savoir qu'il faudrait un ou deux jours pour évaluer la gravité de la blessure.
Les champions du monde se sont installés dans leur camp de base au sud de Vienne lundi.
Ils affronteront les Pays-Bas le 9 juin pour leur premier match de l'Euro avant de retrouver la Roumanie puis la France. /CD
(Mark Meadows, version française Clément Dossin)
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par Sophie Greuil
PARIS, 2 juin (Reuters) - Après avoir raté à 5m40 la première étape de la Golden League, dimanche, à Berlin, Romain Mesnil a décidé de se recentrer sur sa perche et "donc de fermer le ban sur le Tibet afin de ne pas trop y laisser de plumes".
Le vice-champion du monde 2007 continuera certes à porter un bracelet fait de cinq cordelettes aux couleurs des anneaux olympiques "pour défendre les valeurs de l'olympisme et mettre le Comité International Olympique devant ses responsabilités."
Il le fera cependant en France "tout simplement parce que c'est trop la galère de voyager en avion avec des perches".
Son prochain concours aura pour cadre le meeting du "Lagardère Athlé Tour" à Sotteville, le dimanche 15 juin, deux jours après ses 31 ans.
Malgré un premier ratage à 5m30 lors de sa rentrée nationale, à Forbach, fin mai, Mesnil était parti pour Berlin afin de se "frotter aux perchistes allemands" emmenés par Tim Lobinger.
Lobinger n'a même pas franchi 5m40 et c'est le Russe Evgeniy Lukyanenko, champion du monde en salle, qui l'a emporté à 5m85 devant l'Ukrainien Maksym Mazuryk à 5m80.
"PLATEAU DE FORME"
"Avant ma décevante neuvième place à Berlin, j'envisageais de faire des compétitions pour me réveiller entre des phases de quinze jours d'entraînement", dit Mesnil.
"Les Russes m'ont définitivement réveillé. Je vais devoir rapidement élever mon niveau".
"Passer petit à petit des barres mentales, emmagasiner un maximum de confiance précieuse dans les choix stratégiques, essayer de franchir idéalement plusieurs fois 5m80 avant Pékin, m'ajuster afin de sortir sans gamberger les grosses perches pour attaquer plus haut", sera son objectif.
Le Français refuse de prendre pour référence le saut à 5m86 qui lui a donné la médaille d'argent acquise aux Mondiaux 2007 ou son record personnel à 5m95 car il sait que cette barre ne lui donnera jamais l'assurance de "toujours passer 5m30 ou 5m50 même dans un concours régional."
Son objectif premier est d'atteindre une certaine régularité.
"A la perche, nous ne visons pas un pic de forme sur tel ou tel grand championnat mais, un plateau de forme. "L'idée est de l'atteindre progressivement le plus intelligemment possible et d'y rester le plus longtemps possible", dit-il.
Mesnil espère ainsi arriver au Jour J, c'est-à-dire au concours olympique, "armé de toutes ces informations récoltées au fil de la saison, prêt à réciter tout simplement ce que je sais faire". /SG/JPC ((Service Sports. Tél: 01 49 49 53 70. paris.sport@reuters.com. Reuters Messaging: jean-paul.couret.reuters.com@reuters.net))
par Karolos Grohmann
ATHENES, 2 juin (Reuters) - Champions d'Europe en titre, les Grecs refusent d'aborder l'Euro 2008 de football dans la peau d'un favori et annoncent qu'ils se contenteraient aisément d'une qualification en quarts de finale.
La victoire de la Grèce en 2004 au Portugal a sans aucun doute constitué l'une des plus grandes surprises de l'histoire du football international.
Beaucoup d'observateurs pensent aujourd'hui que répéter un tel exploit sera impossible pour des Grecs qui seront davantage attendus et qui ont hérité avec le groupe D (Espagne, Russie et Suède) d'un tirage particulièrement relevé.
Conscient qu'il serait dangereux de fixer des objectifs trop élevés à son équipe, le sélectionneur allemand Otto Rehhagel a sans surprise déclaré que le but était d'atteindre les quarts de finale, une tâche bien plus ardue selon lui qu'il y a quatre ans.
"La dernière fois au Portugal, nous étions outsiders. Mais ce ne sera pas le cas cette année sur les terrains en Autriche et en Suisse", a déclaré l'entraîneur allemand récemment. "Notre objectif est de nous qualifier pour le second tour."
"Nous sommes conscients que nos adversaires seront plus prudents", avance pour sa part le défenseur Vassilis Torosidis.
10 VICTOIRES EN 12 MATCHES ÉLIMINATOIRES
Toutefois, malgré ses modestes ambitions, la Grèce apparaît bien mieux outillée, préparée et expérimentée qu'il y a quatre ans.
Rehhagel a remodelé avec parcimonie son équipe de 2004 qui s'appuyait principalement sur une défense de fer, des milieux offensifs capables de conserver le ballon dans le camp adverse et un réalisme de sang froid sur coups de pied arrêtés.
L'équipe actuelle croit davantage en ses moyens offensifs et n'hésite pas à évoluer avec trois attaquants: Angelos Charisteas, le héros de la finale 2004, Fanis Gekas, le meilleur buteur de la Bundesliga en 2007 et Ioannis Amanatidis.
Fini le temps, donc, où conserver sa cage inviolée était la raison d'être de l'équipe grecque, capable désormais de développer un football alerte et de remonter un handicap d'un but à zéro au cours d'un match.
Lors des 12 matches éliminatoires (dont 10 victoires), la Grèce a inscrit 25 buts (soit plus de deux buts par matches) et en a concédé dix, dont quatre lors de sa seule et unique défaite face à la Turquie (4-1) en mars 2007.
A l'opposé, la Grèce n'avait inscrit que huit buts en huit matches pour se qualifier pour l'Euro 2004.
En outre, la plupart des joueurs clés de 2004, alors inconnus, - Angelos Basinas, Costas Katsouranis ou Giourkas Seitaridis - ont acquis depuis de l'expérience dans des grands championnats européens et en sélection.
Signe de leur solidité, les Grecs ont battu cette année en amical la République tchèque (1-0) et le Portugal (2-1), leur deux derniers adversaires lors de l'Euro 2004.
Malgré ces promesses, les médias grecs, toujours enclins à la polémique, ont accusé Rehhagel de se reposer trop largement sur le groupe de 2004. En vérité, le sélectionneur allemand a su donner sa chance à une jeune génération de joueurs, bien encadrés par la vieille garde.
En conclusion, la Grèce, qui n'a pu faire mieux qu'un match nul 0-0 contre l'Arménie dimanche, présente un effectif bien plus étoffé qu'il y a quatre ans avec davantage d'options sur le banc.
Mais les miracles, paraît-il, n'ont lieu qu'une fois. /CD
(version française Clément Dossin)
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par Barney Spender
ATHENES, 2 juin (Reuters) - Lorsque l'entraîneur allemand Otto Rehhagel prit les rênes de la sélection nationale en septembre 2001, la Grèce était classée 61e pays au monde et, pour son premier match, elle fut écrasée 5-1 par la Finlande.
Sept ans et quelques miracles plus tard, la Grèce s'avance à l'Euro 2008 avec un titre et une huitième place au classement mondial de la Fifa à défendre.
Voilà pourquoi les Grecs ont surnommé le sélectionneur de 69 ans le "Roi Otto".
Jusqu'alors, la carrière d'entraîneur de Rehhagel se limitait à des expériences dans des clubs allemands. En quatorze ans avec le Werder Brême, il remporta deux titres de champions puis, après une expérience infructueuse au Bayern Munich, il mena Kaiserslautern de la deuxième division au titre de champion.
Seule personnalité à avoir accumulé plus de 1000 matches de Bundesliga en tant que joueur puis entraîneur, Rehhagel a été surnommé en Allemagne "l'enfant de la Bundesliga" (Kind der Bundesliga).
En s'exilant en Grèce, l'enfant est donc devenu roi. Un roi assuré de régner sur le football grec deux ans de plus - ce qui fera de lui le sélectionneur à avoir servi le plus longtemps à la tête de la Grèce - puisqu'il a prolongé son contrat avec la Fédération jusqu'à la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.
LE TRÔNE DEVIENT SIÈGE ÉJECTABLE
Pourtant, son bail aurait pu tourner court à la suite de cette débâcle inaugurale face à la Finlande. Mais, peu de temps après, les Grecs firent match nul 2-2 à Manchester contre l'Angleterre, première performance notable d'une longue série.
Qualifiée pour l'Euro 2004 après avoir devancé l'Espagne et l'Ukraine dans son groupe, la Grèce, cotée à 80 contre 1 par les bookmakers, créa la sensation en remportant le premier tournoi majeur de son histoire grâce à des victoires contre la France, la République tchèque et le Portugal.
Peu importait alors les critiques sur le jeu ultra-défensif pratiqué par son équipe, Rehhagel venait d'être sacrée roi d'Europe et il reçut tous les honneurs dans son pays d'adoption.
Mais l'état de grâce ne dura pas et la Grèce ne parvint pas à se qualifier pour la phase finale de la Coupe du monde 2006 en Allemagne.
Une défaite 4-1 à domicile face au grand rival turc lors des éliminatoires de l'Euro 2008 confirma l'idée que le trône du roi allemand s'était transformé en siège éjectable.
Mais, une nouvelle fois, Rehaggel su redresser la barre en apportant du sang neuf à son effectif et en instaurant une concurrence nouvelle pour terminer la campagne éliminatoire en trombe.
Surtout, preuve de son intelligence tactique, il sut faire évoluer le style de jeu ultra-défensif des Grecs - héritage de son passé de défenseur rugueux - vers un football alerte davantage porté vers l'attaque.
Avec ce nouvel as dans sa manche, le "Roi Otto" est prêt à remettre sa couronne en jeu. /CD
(version française Clément Dossin)
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par Barney Spender
ATHENES, 2 juin (Reuters) - Nul n'est prophète en son pays et Fanis Gekas en a longtemps fait l'amère expérience avant de s'exiler dans le Championnat allemand, où il est devenu un attaquant respecté, aujourd'hui à même de mener la Grèce vers la défense de son titre à l'Euro 2008.
Gekas, qui a fêté ses 28 ans fin mai, a toujours été considéré comme un attaquant prometteur mais a tardé à confirmer tous les espoirs placés en lui.
Longtemps, il a baigné dans la facilité du Championnat grec, où il inscrivait certes un nombre appréciable de buts mais sans jamais forcer son talent.
En 2005, il fut sacré meilleur buteur du Championnat avec le Panathinaikos mais quelque chose n'allait pas. Sa première touche de balle laissait à désirer et il restait désespérément irrégulier d'un match à l'autre.
Le tournant eut lieu en 2006 lorsque le "Pana" recruta l'attaquant Dimitris Salpigidis en provenance du PAOK Salonique. En vertu de l'accord passé entre les deux clubs, Gekas devait faire le chemin inverse mais il choisit alors de s'exiler en Allemagne, au VfL Bochum, qui luttait pour son maintien.
Ce fut la révélation. Loin des regards critiques de son pays, Gekas franchit un palier inattendu et fut sacré dès sa première saison meilleur buteur de la Bundesliga avec 20 buts.
L'an dernier, il fut transféré au Bayer Leverkusen, où malgré son statut de remplaçant, il a inscrit 11 buts.
S'astreignant à un mode de vie ascétique, sans alcool et beaucoup de sommeil, Gekas a aussi fini par s'imposer en sélection nationale en gagnant la confiance d'Otto Rehhagel.
Appelé pour la première fois en 2005, il lui aura fallu attendra sa 15e sélection avant d'inscrire son premier but lors d'un match éliminatoire remporté 2-0 face à la Hongrie en juin 2007.
Depuis, il s'est imposé comme titulaire dans le schéma de jeu à trois attaquants de Rehhagel et a inscrit cinq nouveaux buts, dont un triplé face à Malte en novembre.
A l'Euro, il tentera de confirmer sa mue en gardant dans un coin de la tête que tout vient à point à qui sait attendre. /CD
(version française Clément Dossin)
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